La famille Audé (de Sion)

Une famille de notables

Ceci est un complément aux diverses études menées sur la famille Audé, puisse ce travail aider les chercheurs à poursuivre leurs investigations. Les références sont celles des actes en ligne des Archives Départementales de la Haute-Savoie.

Le 9 mai 1713, honorable Joseph Odé, bourgeois d’Annecy, épouse en l’église de Viuz sous Faverges honorable Claudine Cochet en présence de maître Claude Dérippes. Claudine Cochet est la sœur de Jean Cochet, philosophe, recteur de la Sorbonne. Maître Joseph Audé et demoiselle Claudine Cochet eurent les enfants suivants :

Joseph Philibert, né le 28 mars 1715 à Faverges. Parrain, maître Joseph Cochet, et marraine, demoiselle Philiberte Deladiaz. Voir sa descendance infra.

Jeanne Charlotte, née le 8 août 1716 à Faverges. Parrain maître Jean Baptiste Cochet et marraine honorable Charlotte Viollet.

Marguerite, née le 28 juillet 1718 à Faverges.

Michelle Cécile, née le 16 mai 1719 à Faverges.

Claude Philibert, né le 14 décembre 1720 à Faverges.

Anthoine née le 29 octobre 1722 à Faverges. Spectacle Etienne Richard épouse à Annecy le 14 décembre 1747, demoiselle Antoinette, fille de feu Me Joseph Audé et de demoiselle Claudine Cochet.

Jean Nicolas, né le 15 juin 1724 à Faverges.

Jean Philibert Audé, né le 21 octobre 1725. Parrain Jean Philibert Audé, bourgeois d’Annecy, marraine, demoiselle Philiberte Deladiaz , veuve de noble Prosper Antoine de Sion.

Jean François Audé, né le 6 décembre 1727 à Faverges.

Marguerite Audé, née le 25 octobre 1731, baptisée le 27, à Faverges, fille d’honorable Joseph Audé, notaire à Faverges. Parrain, Jean Guichard Audé, marraine Marguerite Cochet.

Le Dr Francou indique que Joseph-Philibert Audé et Marie-Thérèse Favre eurent seize enfants, nés partie à Faverges, partie à Annecy, dont cinq moururent en bas âge et un à la naissance, sans plus de précisions. Marie Thérèse Favre était la soeur de Noble François Favre qui deviendra noble par patentes de noblesse reçues le 16 février 1748 et sera qualifié, dès 1767, de marquis de Thônes ; ce qui explique la qualité des parrains et marraines de leurs enfants. Dans son blog internet, un "historien local" favergien indique, dans une petite étude consacrée à la famille Audé, que Charles est le dernier des quatre enfants du notaire Audé, ce qui est manifestement erroné.

Joseph, né 1er juillet 1748 à Annecy, parrain Spectacle Joseph Favre, son grand-père maternel, avocat, marraine Dlle Claudine Cochet Audé (E dépôt 10/GG5 p 56) ;

Françoise Philiberte, née le le 25 avril 1750 à Annecy, parrain Noble François Favre, capitaine dans le régiment de Tarentaise, marquis de Thônes, son oncle maternel, marraine Dlle Philiberte Ribitel (id. p 56) .

Claude François, né le 8 décembre 1751 à Faverges, parrain Claude Cochet et marraine honorable Claudine Françoise Amblet (E dépôt 123/GG2 p 143).

Etienne Antoine, né le 30 janvier 1755 à Annecy, parrain Spectacle Etienne Richard, conseiller de ville, marraine demoiselle Antoinette Audé, son épouse (E dépôt 10/GG6 p 54).

Pierre Charles, né le 1er août 1756 et baptisé le 9 suivant à Annecy, parrain le sieur Pierre Joseph Sallomon, marraine, demoiselle Charlotte Audé, épouse du sieur Salomnon de Saint Jean de Maurienne (id. p.96).

Christine, née 12 octobre 1757 à Faverges, parrain Spectacle François Losserens, avocat au sénat, marraine Christine Courtois (id. p 210) ;

Charles Marie Joseph Joachim, né le 23 octobre 1758 à Faverges, parrain Charles Joseph Joachim Milliet de Faverges, marraine Marie Claudine Milliet, comtesse de Monthoux du Barrioz (id. p 225). D’abord moine à Talloires et au Mont Cassin sous le nom de Dom Joachim, il y soutient une thèse de Théologie. Il quitte l’état ecclésiastique et s’engage dans le régiment d’Alsace en 1779.  En 1782, on le retrouve en Prusse puis en Pologne, de nouveau en Savoie, puis en Russie en 1799 où il devient Inspecteur au Corps des Pages puis général le 18 septembre 1827. Chevalier de l’ordre pour le mérite de Prusse. Franc-maçon célèbre, il est membre honoraire de plusieurs loges maçonniques de Saint-Pétersbourg, membre-fondateur en 1802 et maître en chaire de 1816 à 1821 de la loge Les Amis réunis, l'une des loges les plus importantes de Saint-Pétersbourg avec plus de cinq cents membres dont beaucoup sont russes, y compris la grande noblesse pétersbourgeoise, et plusieurs français. En 1790, il épouse Caroline Sophie von Sieber. Il meurt à Saint Pétersbourg le 5 janvier 1837.(Vladislav Rjéoutski : “Les Français dans la franc-maçonnerie russe au siècle des lumières : hypothèses et pistes de recherche”. Article publié dans la revue Slavica Occitania, Toulouse, no 24, 2007, pp. 91-136 ; Dr Michel Francou : « de Faverges à Saint Pétersbourg, le chevalier Charles Audé de Sion, Général-Major de l’armée impériale russe », in Revue Savoisienne, Annecy 1988).

Parmi les enfants du général Charles Audé, on note : Charles-Constantin Audé de Sion, né le 26 avril 1794 à Varsovie, il entre au régiment de Brest (infanterie) au service de l’Empereur de toutes les Russies. Issu du Corps des pages, il participe à la guerre contre Napoléon, notamment à la bataille de la Moskova et à la campagne à l’étranger, jusqu’à la prise de Paris ; en 1829, il passe au service civil avec le rang de conseiller de collège ; il sert au ministère des Finances, puis dans différentes commissions ; en 1835, il est promu au rang de conseiller d’État ; il était en fin de carrière vice-gouverneur de la région de Saratov.

Il est fait chevalier des ordres russes de Saint Wladimir de la 4ème classe, de Sainte Anne de la 4ème classe et de l’ordre pour le mérite de Prusse (9 mai 1814). Major et premier aide de camp du Lieutenant-Général d’Auvray, commandant le corps d’armée détaché en Lithuanie, Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur par brevet royal de Louis XVIII du 1er décembre 1814. Il était marié à Louise-Henriette-Wilhelmine Wettel et meurt le 5 mai 1858 .

Joseph, né en 1759 qui décède le 9 août 1763 âgé de 4 ans 6 mois (E dépôt 10/GG56 p 175) ;

Marie, née le 2 août 1761 à Annecy, parrain Spectacle Ignace Joseph Munier, avocat au sénat, marraine Dlle Marie Joseph Depassier son épouse (E Dépôt 10/GG6 p 219) ;

François Antoine, né le 7 juillet 1762 à Annecy, parrain Etienne Audé, marraine Dlle Antoinette Audé, femme du Sr Desmaison (id. p 246) ;

Michel, Révérend, né le 7 mars 1764 à Annecy, parrain Michel Collond, conseiller de la Ville, marraine Andréanne Dufour sa femme (E dépôt 10/GG7 p 34) ; Prêtre en 1786, vicaire en 1792 à Duingt, curé en 1793, curé de Pringy en 1826. Décédé le 20 avril 1842 à l'hôpital d'Annecy (E dépôt 4 E 374, p. 159).

Jeanne Françoise Antoinette, né le11 janvier 1769 à Annecy, parrain Spectacle Antoine Nycollin et marraine Jeanne Françoise Didier sa femme (id.p 115) ;

Françoise Philiberte, née le 1er avril 1770 à Annecy, parrain Charles Odé et marraine Philiberte Odé (E dépôt 10/GG8 p 13) ;

Jacques François, né le 11 juin 1771 à Annecy, parrain Jacques Philibert Richard et marraine Dlle Françoise Favre de Thônes, fille de François, marquis de Thônes (id. p 45) ;décédé à Annecy le 22 avril 1773 et sépulturé le lendemain à Saint-Maurice.

Joseph François, né le 27 février 1773, parrain Jean François Antoine Audé, marraine Josette Audé, femme de Sr Marie Joseph Curial (id. p 82).

Le 3 mars 1791, il est Garde du Corps de S. M.. Le 1er janvier 1794, il est nommé sous-lieutenant au régiment de Genevois. Il participe aux diverses campagnes de la Guerre des Alpes en 1794, 1795 et 1796. Il se fit notamment remarqué lors de la bataille de la Pedaggera, près de Cève, qui vit la défaite des troupes françaises commandées par Joubert. Le 16 avril 1796, avec 40 hommes, il reprit sur les Français une redoute d'où avaient été forcés les Grenadiers Royaux et fut blessé d'un coup de feu à la cuisse droite. Les Français laissèrent ce jour-là près de 600 hommes sur les 5000 engagés ; Bonaparte n'en avertit nullement Paris et supprima cette défaite de sa mémoire. Ce fait d'armes valut à Joseph Audé la Croix de Chevalier de l'Ordre Militaire de Savoie. En 1808, il est percepteur des contributions et habite à Faverges. Il continua sa carrière militaire et gravit les différents échelons, lieutenant le 8 avril 1817, capitaine provincial à la Brigade de Savoie le 11 août 1817 puis aux Grenadiers, major provincial le 4 février 1823 à la Brigade de Casal, puis à la Brigade de Savoie le 4 février 1823 pour être ensuite placé en retraite le 17 février 1825. Le 29 février 1822, il est décoré de la Croix de Chevalier de l'Ordre Militaire des Saints Maurice et Lazare. Il décède à Annecy le 14 décembre 1837 et est sépulturé le 16 suivant. Son acte de décès indique « né à Faverges ». Il est témoin au mariage de François Rogès et de Christine Velland, sa nièce, le 19 février 1808 à Annecy, de même que son frère Etienne.

N. N. , né et décédé à Annecy le 6 août 1776 ; sépulturé le lendemain en l'église de Saint-Maurice.

Les Audé avaient leur habitation rue Filaterie, à Annecy ; il semblerait qu’ils n’aient résidé effectivement à Faverges qu’entre 1751 et 1760. Lorsque Joseph Philibert Audé fait enregistrer son testament par le notaire Jean François Prévost de Faverges le 16 novembre 1785, il est dénommé « fils de feu Joseph Audé, notaire roïal des collégiés et membre du Noble Conseil de la ville d’Annecy où il réside ordinairement… ».

 

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